En route pour la Chine – arrivée à Beijing

Les 10 cl de whisky mélangés au coca n’ont pas réussi à me faire dormir, et, après 6 heures de vidéo et quasiment 2 nuits blanches (2h de sommeil et 0h30 de sommeil la nuit d’après), j’arrive vers 10h du matin à Pékin. Il fait -10°C dehors. Avec un français que j’ai rencontré à bord, on discute, on va manger un bout, il me prête 100 Kwaïs (Yuans, la monnaie locale) le temps de trouver une banque au taux de change correct (on me proposait 700 à 750 Kwais pour 100 euros, mais j’ai trouvé une banque au meilleur taux à 785 peu importe) et on s’échange nos e-mails.

Là, je galère à trouver l’avion de ma copine. Comme un idiot, je n’ai pas noté son numéro de vol ou son horaire d’arrivée, ni son terminal. Je sais juste qu’elle part de Tel-Aviv (Israël) via la compagnie Tel-Al. Premier réflexe : la connexion WiFi. Je me connecte mais on me demande mon numéro de téléphone (Chinois bien sûr). J’essaie de me connecter, en vain. Ma seconde solution : demander de l’aide à quelqu’un. Je demande. Première constatation effarante : les Chinois sont pas foutu de parler anglais. Une vraie honte dans l’unique aéroport d’international de la capitale d’un pays qui se veut leader du monde. Bref. Même quand je dis Israël ou Tel Aviv, ils ne comprennent pas (en disant Israël, j’ai eu droit à un Is Airways ?). Mon accent anglais est pourri sans doute, mais en demandant à des touristes allemands, ils comprennent tout de suite ce que je veux. Une amie chinoise leur explique, et je comprends qu’il faut aller au terminal 3.

Je dois prendre une navette gratuite. Ce n’est pas très bien organisé. Rien à voir avec la Thaïlande où il y a des stations de taxi matérialisées, une caisse, des guides bilingues thai/anglais. Ici, une station de bus mal matérialisée et que des sinogrammes. J’arrive à me débrouiller car je vois du chinois avec le chiffre « 2 », une flèche vers la droite et le chiffre « 3 ». Le bus part, on s’arrête au terminal, puis on prend une autoroute et 5 km plus tard, on arrive au terminal 3. Un immense et très beau terminal. Charles de Gaulle fait pitié à côté. En même temps, cette démesure est la conséquence d’un sous-développement encore récent. La croissance Chinoise est si élevée que chaque nouvel terminal est 3 ou 4 fois plus grand que le précédent…

Un terminal immense

Le terminal 3 de Beijing est immense. Ouvert en 2008 pour les JO, il est le second plus grand terminal du monde (après Dubaï) et conçu pour accueillir 50 millions de passagers par an. Il est plus grand à lui tout seul que les 5 terminaux réunis de Londres Heathrow, qui est pourtant le principal aéroport de Londres…

Bref, un terminal trop grand où on s’y perd… Et évidemment, l’avion de ma copine à deux heures de retard… Du coup, je m’endors, en mettant mes bagages le plus difficile d’accès possible et la lanière de mon sac à dos autour de la jambe, pour éviter les vols.

Je me réveille avec 1 heure de retard par rapport à l’heure d’arrivée de l’avion de ma copine, mais finalement j’arrive pile poil à l’heure ou elle sort de l’aéroport – il faut en effet 1 heure pour passer la douane et récupérer ses bagages.

Peu après, on va a la station de taxi où un type nous propose de nous amener à Beijing pour 650 Yuans (100 euros). Il nous a pris pour des pigeons ? Même à Paris, c’est moins cher. Alors dans un pays en développement, jamais je n’accepterai de payer ne serait-ce que la moitié du prix à Paris… surtout que je me suis renseigné sur les prix et qu’un trajet jusqu’au centre-ville (27 km) coûte 60 à 100 yuans…

On prend un taxi officiel. Heureusement qu’on a imprimé le nom de l’hôtel en Chinois car le Chinois ne pige pas un mot d’anglais. Quand je dis pas piger, c’est pas yes ou no. Tu peux demander à un Chinois, « how are you » il ne va pas comprendre… Et même en mandarin, il ne comprendra pas, donc le mieux, c’est d’écrire le nom (vive Google Translator) ou d’avoir le numéro de l’hôtel (comme cela il peut appeler la réception et se faire comprendre). On nous parle de 200 yuans, on nous demande 88 yuans à l’arrivée, je laisse 12 yuans de tip au chauffeur, plutôt sympa.

On arrive dans notre hôtel, Tanguye Hôtel. Première bonne impression : l’hôtel est dans une vieille maison typique, près de la cité interdite (à 100 mètre je dirai) et ambiance 70 niveau design. Par contre, la chambre n’est pas top :

–          J’avais demandé une chambre avec fenêtre… La fenêtre donne sur un mur 50 cm plus loin, et une fenêtre bloque l’air du toit. Bref, une mini fenêtre qui donne sur une cour vitrée. Super

–          La chambre est sale – le dessous du lit est plein de poussière et une bouteille vide se trouve en dessous du lit.

–          L’eau ne peut être réglée. On a le choix entre brûlant et bouillant

–          On avait demandé « non fumeur », on a eu droit a une chambre qui pue la cigarette. Et surtout, si nos voisins fument, la climatisation embaume notre chambre d’odeur de cigarette.

–          L’Internet est extrêmement lent. 6 Ko/sec (plus lent qu’Internet en 1998 en France), facebook (je le savais) mais aussi Youtube, Dailymotion sont bloqués. Je mets jusqu’à 5 tentatives pour me connecter a ma boite mail et parfois 5 minutes pour afficher un email…

–          On entend nos voisins parler (super l’insonorisation de l’hôtel). On les entendra un peu plus tard lors d’un moment plus coquin.

–          Personne (même à la réception) ne parle l’anglais. Du coup, j’ai du mal à me débrouiller avec mes quelques mots en Chinois et je sors G’Palémo, un livre d’image édité par le routard. Pratique pour se faire comprendre.

On a le droit de ne pas parler anglais (quoique : dans un hôtel à 100 mètre de la cité interdite), mais on doit savoir se débrouiller avec les clients. En Thaïlande, tous les réceptionnistes parlent parfaitement anglais. Ou même s’ils ont un problème, ils sauront TOUJOURS se débrouiller pour se ravir le client (et prendre son argent). Aux USA aussi. En Croatie aussi (tous les employés de tourisme parlent couramment 4 ou 5 langues). En Chine non…

Bref, on arrive dans l’hôtel… Grande originalité… On va manger dans un resto chinois. 20 kouai le menu (environ 2,50€ par personne), on va dormir…

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2 Responses to “En route pour la Chine – arrivée à Beijing”

  1. florentM dit :

    Salut Martin,
    Bon courage pour ce nouveau blog et pour ton expédition en Chine.
    Du coup tu l’as trouvé le bouquin en images que tu cherchais > G’Palémo . Tu t’en sert pas mal ?

    A +

  2. martin dit :

    Merci à toi Florent. J’ai finalement trouvé le livre sur Amazon. Je l’ai acheté en trois exemplaires – mon père, ma copine et moi. Je m’en sers de temps en temps, il est pas mal mais pas parfait non plus. Par exemple les deux carrés de chocolat, les Chinois pensent que c’est du café, car ils mangent très peu de chocolat…

    A bientôt

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