Pollution à Beijing

Pollution à Pékin

Beijing grandit à toute allure : 1 million d’habitant en plus par an (10 fois plus vite que la croissance de Paris), croissance à deux chiffres du PIB et du trafic aérien, 30% de voitures en plus tous les ans… Mais cela a des impacts négatifs : un coût de la vie élevé, et beaucoup de pollution

C’est simple : il fait beau tous les jours, mais l’horizon est souvent brun/gris. Aujourd’hui, la pollution était telle que je pouvais regarder le soleil sans me brûler les yeux, et la visibilité était limitée à 1 km environ (en savoir plus: pollution à Pékin) Un français m’a parlé de mesure de pollution. Il m’a dit que c’était 350 aujourd’hui, mais qu’il y a quelques jours, cela a dépassé 500 (on ne sait pas jusqu’à combien, les machines n’indiquant plus les mesures au delà de 500). Il m’a juste dit que l’air doit idéalement ne pas dépasser 50 et est considéré comme dangereux au delà de 100…

Il faut dire que 4 sources de pollution existent :

1) Les voitures :

Véritable plaie de Beijing, les voitures sont trop nombreuses et polluent énormément la ville.

Le gouvernement tente de lutter contre ce fléau : 8 lignes de métro sont en cours de construction, le prix du ticket de métro a baissé de 3 yuans à 2 yuans, les voitures ont interdiction de rouler un jour dans la semaine selon leur numéro d’immatriculation. Des quotas sur les nouvelles voitures vont être installés et de nombreux scooters et vélos électriques remplacent les anciens…

2) Le charbon

Malgré de grands projets hydroélectriques comme le barrage des 3 gorges, puissant comme 20 centrales nucléaires, environ 70% de l’électricité Chinoise est produite au charbon. De nombreux appartements sont encore chauffés au Charbon.

Le gouvernement subventionne le chauffage au gaz ou au fioul, et certaines usines polluantes sont repoussées le plus loin possible de la capitale.

3)  Le désert

Le désert de Gobi n’est pas si loin que ça de Pékin et de nombreuses poussières en suspension polluent l’air de Pékin… Et cela risque de s’aggraver : le désert dévore 2500 km² de terres par an (la superficie de Paris intra-muros toutes les deux semaines).

4) Les montagnes

Juste à l’ouest de Beijing se trouve des montagnes de moyenne altitude (environ 1000 mètres). A l’Est et au Sud de Beijing se trouve Tianjin, le port, mais aussi de nombreuses zones industrielles (donc polluées). Lorsque le vent souffle du sud est au nord ouest, il amène la pollution sur Beijing, qui reste bloquée par les montagnes. Il faut attendre une grosse pluie (courante en été, inexistante en hiver) ou du vent du Nord venu de Mongolie pour que le ciel redevienne bleu.

Espoir d’avenir ?

Ceci étant, la Chine va sur un bon chemin. Certes, elle construit 1 centrale au charbon par semaine. Cela semble beaucoup mais c’est très peu rapporté à la population, la Chine étant actuellement en phase de rattrapage. En 2010, un Chinois consomme 2,5 fois moins d’électricité qu’un Français (ou autant qu’un Français en 1970) et 4,5 fois moins qu’un américain (source: Usherbrooke)

Mais elle est déjà leader dans la production de panneaux solaires – 70% des panneaux solaires sont Chinois. Après avoir dépassé l’Espagne et l’Allemagne, la Chine a dépassé les Etats-Unis et est le numéro 1 mondial dans la production d’énergie éolienne et représente désormais plus de la moitié de la croissance mondiale.

Tout va très vite en Chine.

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