Prendre un faux-taxi: le guide

Malgré le grand nombre de taxis à Beijing – 64 000 – il est parfois extrêmement difficile de trouver un vrai taxi, m’obligeant régulièrement à trouver un faux taxi – ou raoshi. Voici un article utile si vous comptez visiter la Chine prochainement, pour pouvoir vous déplacer sans encombre – en retenant bien à l’idée qu’il est déconseillé d’utiliser un faux-taxi et préférable de trouver un vrai taxi ou le cas échéant une alternbative classique telle que métro, bus, marche à pied…

La voiture banalisée

De nombreux conducteurs sans licence de taxis prennent des passagers pour  arrondir leur fin de mois. Pour les reconnaître, c’est très simple : soit ils s’arrêtent quand vous tendez le bras, soit ils ont une petite lumière rouge à l’avant de leur voiture, comme les vrais taxis.

Truc : négociez à l’avance. Par exemple, quand je vais de Chaoyangmen à Beixinqiao (environ 4 km), on me demande en général 30¥ alors que le vrai prix d’une telle course est d’environ 12 à 15¥. Négociez (apprenez à compter en Chinois, c’est plus facile) pour obtenir un bon prix. En général, je paie entre 20 et 22¥ la course. Plus cher qu’un vrai taxi, mais un prix qui demeure raisonnable.

Je n’ai jamais eu de souci d’honnêteté avec ces chauffeurs. Une fois le deal conclu (ex : 22¥ la course) ils respectent leur parole

Les rickshaw ou motos taxis

Hier, je suis allé à Sanlitun, un quartier branché réputé pour sa rue remplie de bars et ses clubs. A Sanlitun, vous pouvez trouver :

–  Une pizzéria cachée mais délicieuse, appelée The Tree (car un arbre se trouve au milieu du resto). Comptez 72¥ une pizza au jambon de parme, ma préférée

–  D’innombrables bars à l’ambiance sympa

–  Des magasins où vous pourrez acheter des DVD de films récents, neufs, dès 1€…

–  Des clubs sympas, comme le Kokomo, avec plein de jolies chinoises bien fréquenté.  Ce club est située sur une terrasse, tout en haut de l’immeuble où se trouve le bar « First Floor »

Bref, une soirée sympa. Mais comment aller à Sanlitun , situé à 3 km de chez moi ?  J’aurai pu marcher, mais il pleuvait. Le métro ? Non, pas de métro direct, et pas envie de prendre 3 lignes de métro pour faire 3 km. Le bus ? Non, sortie de match de football, route bloquée. La solution : les motos taxis.

Négociez avec les moto-taxis

A l’instar des voitures banalisées, négociez avec les moto-taxis, car ils ont tendance à méchamment gonfler leur prix en voyant un blanc. Pour avoir oublié de faire cela un jour, j’ai du payer 50¥ une course de 8 km, ce qui vaut dans le meilleur des cas 20 ou 25¥.

La plupart des motos-taxis sont malhonnêtes

Mais la plupart des moto-taxis sont malhonnêtes, et même en négociant un prix, ils vous demanderont le prix initial à l’arrivée. Exemple, hier. Pour rentrer de Sanlitun, on me demande 20 à 30¥ selon les taxis. Je négocie en demandant au départ 10¥, un accepte finalement de me prendre pou 15¥… A l’arrivée, il me demande… 20¥.

La différence est minime (moins d’un euro) mais le principe m’énerve. N’ayant que des billets de 10¥, je donne 2 billets, et le chauffeur refuse de me rendre la monnaie… J’insiste, il ment en me disant « Meiyou » (Je n’ai pas). Enerve, on en viendra pratiquement aux mains avant que j’abandonne, vaincu.

A Xi’An, même problème. Une course de 1 km, valant 6¥. Le moto taxi me demande 20¥, je négocie, il est d’accord pour 10¥. A l’arrivée, il me demande… 20¥. N’ayant qu’un billet de 100, je fais la monnaie, et lui donne 10¥. Il insiste, je lui dit « 10 », « 10 », puis un attroupement se forme. Au final, je ne lui donne que 10¥ et part malgré ses récriminations.

Enfin, dernière expérience. Pour une course négociée 25¥, je donne 30¥, il ne me rend pas la monnaie. J’insiste. Il ne veut pas. Je m’assois dans son faux-taxi le temps qu’il me paie – car si je bloque son faux-taxi, il perd du temps donc de l’argent donc il a intérêt à me faire partir. Le chauffeur me donnera 1¥… J’insiste encore 5 minutes, il me donne… 1¥. Furieux, je pars en ayant payé 28¥ ne voulant pas perdre 15 autres minutes pour récupérer les 3 derniers ¥

Synthèse

Quand vous prenez un faux taxi, pensez à :

–  Négocier votre prix à l’avance

–  Avoir l’appoint, pour donner la somme exacte et ne pas avoir à donner la monnaie

–  Être en position de force : ne mettez pas vos bagages dans le coffre par exemple

–  Utiliser la force si besoin : bloquer le taxi, en évitant bien sûr de toucher le chauffeur taxi

–  Si rien ne marche, payez la somme juste et partez sans vous retourner, même si le chauffeur râle.

Certains me trouveront inhumains de réclamer des sommes parfois insignifiantes – après tout 1¥, ce  n’est que 12 centimes d’euros – de la part de gens faisant un métier difficile, mais outre l’adage « un sou est un sou », c’est plus une question de principe, car il est désagréable de toujours se faire arnaquer…

 

Cet article est désormais terminé. J’espère qu’il vous a plu et pour plus de conseils pratiques, je vous invite à vous abonner à lire mon livre « Partir à Beijing: mode d’emploi« , qui vous aidera à réussir votre voyage ou votre expatriation en Chine

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