9 trucs pour survivre en Chine

Voici un article qui risque de vous intéresser. Je ne parlais pas un mot de Chinois en Chine… et la plupart des Chinois (>90% au pifomètre) ne parlent pas un mot d’anglais et la plupart ne lisent pas les caractères occidentaux.
Bref, comment arriver à se débrouiller en Chine malgré mon handicap (je suis illettré pour un Chinois) ? C’est extrêmement simple (même si c’est souvent source de galère sur place). Note : les numéros sont juste indicatifs et ne reflètent ni un ordre d’importance ni un classement quelconque

1. Google est mon ami

Avant mon arrivée en Chine, j’ai imprimé le nom de mon hôtel en caractères occidentaux et en sinogrammes ainsi que « cité interdite » en caractère chinois et un plan du centre-ville avec une croix pour notre hôtel. Le chauffeur, ne parlant pas un mot en anglais, nous a déposé à bon port.

2. La position du soleil

Le soleil permet de s’aider à se retrouver dans la ville, en se rappelant la direction du soleil. Matin = Est, fin de matinée = sud-est, midi = sud, début d’après-midi = sud-ouest, fin d’après midi = ouest. Beijing étant une ville rectangulaire, on arrive à se débrouiller ainsi.
Problème : Lorsque la ville est très polluée comme aujourd’hui, on ne voit pas toujours le soleil – ou si peu que j’ai pu regarder le soleil 10 secondes sans m’abîmer les yeux, le soleil n’étant pas plus lumineux que la lune… La nuit ce n’est pas top non plus.

3. Livre d’images

J’ai acheté le livre « G Palemo ». En cherchant du chocolat, j’ai montré l’image chocolat. Les vendeurs pensaient que je voulais du café, mais après moulte explications, ils ont finalement compris… Très pratique.

4. Le numéro de téléphone

Réflexe de base. Demander le numéro de téléphone de l’endroit où vous allez. Voulant aller à l’ambassade, les chauffeurs de taxis ne voulaient pas me prendre, en me disant un truc en Chinois que je ne comprends pas. Je compose le numéro, le chauffeur baragouine au téléphone un truc en Chinois et me dit de monter. Bingo. Donc demandez le numéro de téléphone toujours.

5. Parler avec les mains

Les Italiens ont un avantage par rapport aux français. Parfois, parler avec les mains marche. Le pouce en haut pour ok, en bas pour pas ok. Pour demander une direction, c’est assez pratique. Cela a vite ses limites mais c’est parfois utile. Si vous n’avez pas peur du ridicule, vous vous en sortirez toujours. Par exemple, je voulais acheter un nouveau dépilateur pour ma copine. Le mot ne figure pas dans G Palemo. Du coup je montre un rasoir puis je pointe le rasoir et le visage d’une femme pour dire « rasoir pour femme ». Après quelques tentatives, on me montre le bon rayon. Après je dis non, je simule un dépilateur, elle ne comprend pas. Ma copine montre ensuite un chargeur de téléphone dans le livre + le rasoir, et à la fin, la vendeuse comprend ce qu’on veut… Une situation cocasse mais efficace au final.

6. Rechercher un blanc

En Chine, il y a très peu d’occidentaux. Ils sont donc facilement repérables de par leur couleur de peau. Hier, j’étais perdu et n’avais pas de forfait sur mon téléphone (ne sachant pas comment le recharger). Il m’a gentiment prêté son téléphone et j’ai appelé un ami. Il m’a décrit son immeuble. Pour retrouver la direction, ne sachant quelle sortie j’avais pris, je me suis aidé du soleil pour trouver l’est, et après… Bingo.

7. Les endroits haut de gamme

En général, plus un endroit est haut de gamme (hôtel…) plus la probabilité de trouver un anglophone est grand. L’avantage : vous pouvez demander à traduire des caractère occidentaux en sinogrammes le lieu où vous voulez aller, ou leur demander d’expliquer à un chauffeur de taxi où vous voulez aller… Le premier jour, on a trouvé l’ambassade grâce à une réceptionniste d’hôtel. L’ambassade fut fermée mais le garde de l’ambassade m’a écrit son numéro et l’adresse de l’ambassade en chinois et en anglais ce qui m’a facilité la tâche.

8. Guanxi

Faites vous un réseau. Je connais 2 français parlant plus ou moins bien le Chinois, ainsi que 2 colloques russes qui parlent le Chinois (ils l’ont appris depuis 6 ans). Sans eux, on aurait pu appeler un serrurier lorsque notre porte était bloquée ni négocier un bon prix…

9. Apprendre le Chinois

Reste la dernière et meilleure des solutions : apprendre le Chinois. Je connais environ 20/25 mots de Chinois à ce jour et essaie d’en apprendre. J’en note 20 sur une liste de carton que je vais lire et relire jusqu’à les connaître par cœur, puis faire une nouvelle fiche. Le but ? Savoir dire des mots de base (merci, au revoir, parlez-vous anglais, taxi, bœuf…) pour me débrouiller au quotidien. Après ? Sans doute dialogue avec des étrangers en Chinois, Internet, livre + prof à domicile.

Conclusion

Si vous êtes débrouillard et communiquez de toutes les façons possible (par les mains, par livre interposé, par bafouillage approximatif de mots chinois…) et avez la volonté d’apprendre le Chinois, tout est possible…

Cet article est désormais terminé. J’espère qu’il vous a plu et pour plus de conseils, je vous invite à lire mon livre « Partir à Beijing: mode d’emploi« , qui vous aidera à réussir votre voyage ou votre expatriation en Chine

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2 Responses to “9 trucs pour survivre en Chine”

  1. Sympa ce petit retour d’expérience. C’est vrai que l’on a tendance à croire que partout on peut se débrouiller avec un peu d’anglais.
    Sinon ya pas de gps là-bas ? 😉

  2. martin dit :

    Dans les magasins si sans doute mais il faut en acheter un. Et je n’arrive pas à faire tourner Google Maps sur mon smartphone depuis la Chine, sans doute bloqué ou un problème de forfait…

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